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 andromède — « dis-moi la mort »

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MessageSujet: andromède — « dis-moi la mort »   Sam 26 Nov - 3:51







nom ϟ de mairan
prénom ϟ aimé
surnom de l'ET ϟ andromède
sexe ϟ  
date de mort ϟ 26. 11. 2016
date d'arrivée ϟ 3664
âge ϟ vingt-six petits hivers
origines ϟ françaises
orientation sexuelle ϟ panromantique
groupe ϟ nycht
occupation ϟ étudiant raté en astronomie
référence de l'avatar ϟ howl - howl's moving castle
pouvoir ϟ
tu appréciais ces tours de magies, ceux que te montrait ce vieil homme auquel ton coeur tenait tant. ces tours qui te réchauffait l'âme ils avaient cessé sans que tu ne puisses rien y faire. tu t'en voulais, aimé. mais pourtant, lorsque était venu ton tour, tu avais décidé de changer les choses, de refuser ce cruel destin. et à son tour, l'espace temps t'avait offert plus qu'une chance de revivre. on t'avait offert ce don, ce don qui te permettait d'assimiler chaque constellation à un objet particulier alors à ton tour, tel cet homme que tu admirais, tu pouvais toi aussi montrer à d'autres des tours de magies, des vrais. il te suffit d'évoquer la grande ourse pour que dans tes mains apparaisse une figurine à son effigie. évoque la lyre et tes mains fermées s'ouvriront sur une boite de musique à la délicate mélodie. telle était ta vie à présent, c'était à ton tour d'égayer le monde des autres, comme on avait pur le faire pour toi.

lâche — anxieux — rêveur — négatif — perdu — doux — amer — chaleureux — sourire communicatif — un brin innocent — suicidaire qui se soigne — tactile — passionné — avenant — parle seul, des fois — brillant — clément — méticuleux — sensible — manque de tact — maladroit

eh, gamin ! raconte-moi encore qui tu es. balance à demi-mots jusqu’où se tord la bêtise humaine ; chante-moi les louanges des étoiles que tu aimes tant. c’est la seule chose de beau qui t’anime, andromède. l’éclat de ces dames lumineuses qui pullulent dans les cieux. la clarté de la lune, elle s’ancre à tes prunelles couleur de mer. de temps à autre, l’étincelle s’étiole. d’un jour au suivant, la lampe avide qu’est ton regard s’éteint et se rallume. tu changes, aimé. c’est paradoxal pour un gosse qui préserve sa routine avec un soin tout particulier. ah, vil môme des nébuleuses… à quand ce moment inespéré où tu chasseras l’angoisse pour embrasser la sérénité ? entre les bras d’une beauté, tu sembles te remémorer la main de ta mère sur le sommet de ton crâne livide et les larmes se perdent dans tes orbes aussi nuancées que le ciel lui-même. trop d’innocence, aimé.
tout le monde semble pouvoir t’abuser.
novice en tout, à ce qu’il paraît. en amour, en haine, en amitié. non, définitivement, la seule chose familière demeure l’œil gigantesque de la lunette d’un observatoire oublié. les bancs de l’école, aussi. la douleur de trimer comme un fou, peut-être. la peur d’être abandonné, aussi. celle-là te hante et t’empêche d’esquisser un pas dans la direction d’autrui. même lorsque tu croises une âme aux couleurs d’orion, tu passes ton chemin animé par la douloureuse déception. l’échec. l’échec. il t’est intolérable. il t’insupporte et tu le fuis, de telle sorte que tu ne tentes rien de nouveau, de peur d’y être confronté. alors tu t’imagines sans souffle et apaisé ; une larme à la bille bleuâtre, tu rêves de la mort. tu lui as échappé, aimé ; rien qu’une fois, une seule fois et tu songes déjà à recommencer. c’est là, c’est dessiné en toi. c’est imprimé dans tes os - comme s’il n’y avait qu’un fil pour t’empêcher de tomber dans le gouffre qu’est le décès. et tu pleures, délicate constellation. tu chiales de ne savoir y mettre fin, à ce chaos qui t’habite continuellement. mourir, vivre ? tu te poses sincèrement la question, sans détours pour espérer te leurrer sur ta pseudo-dépression, mais croises un regard dans la rue peuplée et renonces à trouver la réponse.
un regard triste, souvent. face à ceux-là, tu te figes et trembles. tu tombes et souhaites vous relever tous les deux. tu veux tendre la main mais ronchonnes de ta propre faiblesse ; celle qui t’ordonne de fuir. alors, en silence, tu décoches un sourire malaisé et tailles la route. le chemin, tu le tranches en allures pressées et, une fois rentré, tu te laisses aller contre la porte. tu t'accroches à l'espoir fébrile d'un jour être capable de sauver quelqu'un - le doute s'arrime à ton échine, néanmoins.
« dis-moi la mort »
26.11.16


le blanc tâché d’opale t’agresse. l’écru frôle l’immaculé et t’aveugle. la bile au bord des lèvres, tu n’esquisses aucun geste pour te débarrasser de la douleur ; tu ne mimes ni la panique ni l’intérêt. tu t’en fous, aimé. tu t’en branles, où que tu dérives. l’œil posé sur les murs blêmes, tu sembles attendre que ta cornée se dessèche. tu oublies de fermer les paupières. tu ne sais plus tout à fait s’il est nécessaire de respirer. tu n’embrasses pas la pièce du regard, non. tes prunelles demeurent obstinément tournées vers ce point - minuscule, tu es le seul à le voir - qui ressemble à une étoile tombée. un astre ayant chuté, un objet sans âme et sans lumière.
ton reflet.
tout est immobile. tout est immuable. tu caresses le sol linéaire et n’y pioches aucune chaleur. ni celle du feu de cheminée qui chante dans les souvenirs de ton enfance, ni celle de la neige qui te brûle depuis que tu y marches pieds nus. non, ce froid-là l’est plus encore qu’aux pôles. surtout, cet hiver continuel n’est embelli d’aucune aurore boréale. à la place des rideaux de lumière volubile, une nuance dérangeante. l’hôpital ? non. un étrange songe t’assaille lorsque tu te résignes à clore tes yeux immenses ; un rêve où tu t’abîmes les chairs. un rêve où les sanglots t’étranglent jusqu’à te priver d’oxygène. tu pleures, morveux. tu pleures. cela ressemble déjà à un vieux souvenir. celui d’un océan rougeâtre qui se forme à ton contour, alors que tu sombres peu à peu dans un abîme trop sombre.

— bienvenue sur quorl.

non ! que quelqu’un l’empêche de parler. que quelqu’un use d’une aiguille et de fil de fer pour que tu puisses oublier la voix émergée d’outre-tombe. tu es mort, enfant doux-amer. tu es mort. la gerbe te talonne ; tu menaces de te briser. emporté par la peur, assassiné par la vie elle-même.
abandonné par la chance et éduqué aux déceptions. tu lâches un gémissement désœuvré - tu en oublies que quelqu’un s’est exprimé. qui est-ce ? tu t’en cognes, fils de mairan. la seule chose qui t’obsède, c’est l’éclat du couteau qui tranche. c’est le carmin de l’eau qui pisse hors de tes veines. suicide.

— je suis l’espace-temps, l’entité qui règne sur les univers. prépare-toi.

à quoi ? à qui ? dis-moi la mort, mon ange. raconte-moi la sensation du couteau qui bouffe ta chair. parce que tu la sens encore, la morsure. parce que tu es capable de situer jusqu’à la dernière goutte de sang éparpillée aux alentours. les odeurs, le silence ; ils t’obnubilent. ils t’arrachent le semblant de conscience qu’il te reste.
les odeurs, le silence. omniprésents. à tel point que tu penses la scène réelle ; à tel point que tu redoutes le moment où il deviendra nécessaire de rouvrir les paupières. une seconde. deux. trois. elles s’écoulent en jets fébriles. elles maculent désormais ta chemise pâle, les secondes. écarlates, les secondes. elles s’échappent de la chair lacérée et se meurent où il leur est possible de le faire, aimé. dépêche-toi, môme des étoiles. découvre l’iris de son écrin d’obscurité, andromède.

il est temps, fils des constellations.
temps de revivre la mort, la vraie. conte-moi encore sa volupté ; celle qui t’apparaît. celle qui te déchire de l’intérieur. dis-moi encore, aimé. pourquoi la chercher ? pourquoi quêter le repos éternel ? pourquoi fuir le monde sans un regard en arrière ? es-tu seulement capable de t’éclipser ainsi, le cœur au bord des lèvres et la pensée absente ? où souhaites-tu achever ton voyage, môme des étoiles ? oh… les nébuleuses. elles te regardent, du haut de leur piédestal. magnifiques et spectrales, amas de poussière et de lumière. du rose, du bleu ; c’est celle du papillon. un iris marin où naissent des larmes dorées ; c’est l’œil de dieu. lentement, intérieurement, tu les récites. une triste ritournelle que tu chantes à demi-mots, de peur de chasser les particules colorées en leur soufflant à la gueule ton oxygène glacé. ah, aimé… à quand ce moment où tu cesseras de te lamenter de ne pas être des leurs ?
elles, privées de conscience, s’obligent à une douce danse cosmique. elles ondulent mais semblent immuables - elles décrivent un ballet qu’une toute minorité remarque. tu les regardes, aimé. tu les adores et les abhorres. pourquoi sont-elles si loin ? pourquoi refusent-elles ton touché aérien ? tu ignores la réponse.
explique-moi, aimé. pourquoi le couteau saigne contre ta peau ? pourquoi l’eau rouge perle jusqu’à la naissance de tes doigts qui tiennent un projet ; celui-là t’est absolument indispensable et tu le brûles de ton hémoglobine sale. pourquoi tu meurs, aimé ? pourquoi tu ne cherches guère à racheter tes fautes passées ? pourquoi tu ne travailles pas plus pour réparer le funeste avenir qui t’est réservé ? et tu la dévisages, droit dans les billes. tu reluques la mort et sembles heureux de l’inviter.
recommence, aimé. vas-y vaurien, plonge la lame dans la chair et lacère. vas-y gamin, lamine l’œuvre créée par tes vieux. tue-les, aussi. ta mère de chagrin, lorsqu’elle découvrira ton corps affalé contre le mur. ton père d’usure, lorsqu’il cherchera à t’oublier - toi et la misère que tu as engrangé - pour ne plus regretter de n’avoir su stopper ton geste. de ne pas avoir vu ta détresse. vas-y sans hésiter, morveux. perce encore le derme jusqu’à la veine et tranche ; qu’il ne reste rien de ce que tu as façonné. qu’il ne subsiste que des souvenirs en noir et blanc de ton passage d’à peine vingt-six minuscules années. et tu chiales, rejeton des étoiles. tu hurles des sanglots, tu craches une haine volubile. tu renâcles sur l’échec - un de plus, un de trop.

ciel, aimé. quel espoir te faut-il pour lutter ? celui d’être appelé « docteur » un matin de décembre par quelques minettes échaudées par ta conférence ? celui d’être nommé « papa » par un gamin que tu as amené toi-même en ce monde de merde ? celui de connaître l’amour, le vrai ?
les prunelles posées sur l’arme, tu marques un temps d’arrêt. comme pour réfléchir, comme touché par la grâce. pas la première fois, non. la première fois, tu t’es seulement dépêché d’en finir - tu étais pressé. mais là… là, tu décides de faire une pause. tu respires et pleures encore. tu hoquettes des excuses à ceux qui t’aiment et t’ont aimé.

— je suis l'espace-temps, l'entité qui règne sur l'univers. prépare-toi.

tu te remémores la scène, encore. le vide blême et le lieu reculé de tout. de l'inquiétude et du froid. de la douleur et du silence. la chance t'est donnée, fils des astres. sauve-toi. ne meurs pas. recommence. l'acier inoxydable frôle le carrelage et tombe d'entre tes phalanges teintées à l'encre sombre. du pied, tu le pousses. des orteils, tu éloignes la tentation de l'esprit traître qui menace de t'emporter. tu lui décoches une nouvelle œillade, embuée d'innombrables regrets.
tu t'écroules, tu songes.
la mort, tu l'as brillamment affrontée.
navrée, l’français. malgré la bravoure, malgré la volonté ; rien n’a réellement changé.


l’entité qui règne sur le monde.
il existait une époque où ces mots t’étaient étrangers. une période où la vie n’était constituée que de « si » où tonnait l’espoir. un instant fugace - tout du moins l’était-il pour les étoiles inchangées depuis quelques millénaires - où la lumière s’insinuait encore dans ton bleu épargné par le vice. dans ton bleu sans souffrance.
c’était à l’époque.

six piges — tout a eu un sens

- le monde est plus vaste que tu ne l’imagines, morveux.

un sourire goguenard vrille ses tempes de vieux monsieur. c’est uniquement pour cela qu’il t’appelle gamin, gosse et garçon. aux yeux de certains, c’est une insulte. aux tiens, c’est différent.
c’est différent.
il n’est ni ton père, ni même ton regretté papy. non, le premier se vautre dans le canapé en rentrant de son cabinet d’orthodontie, le second est retourné aux cieux foncés. non, le vieux c’est autre chose.
c’est autre chose.
tout aussi important, malgré l’absence de lien entre les gènes de l’un et de l’autre. un sourire s’amuse à tordre son profil tanné par les années ; comme un cuir passé qui commence peu à peu à s’user. tu apprécies la couleur de ce cuir, aimé. un peu sombre, un peu clair. un mélange des deux - tout comme lui est un amalgame de grossièretés et de paroles intelligentes. de temps à autre, transcendé par une énergie descendue de l’éther, il balance des mots que tu ne comprends qu’un peu.
il évoque les aurores polaires.
il parle des étoiles naines.
il scande quelques chansons à l’intention des nébuleuses.
sûrement fou, selon le géniteur du môme que tu es. pourtant inoffensif, il te montre ce qu’aucun autre ne peut faire : le ciel. le ciel, le vrai. celui qui s’étend au-delà de la couche d’ozone. il te cause d’éruptions solaires, de vent venu de l’énorme boule qui illumine tes journées et disparaît à la nuit tombée. le vieux aime la nuit, tu l’adores aussi. la pénombre, l’obscurité ; c’est ton domaine.
c’est ta cachette.
tu t’enveloppes de sombre lorsque celle-ci tombe sur le monde et sembles ainsi fusionner avec le velours noir de minuit sonné. le vieux te reluque avec une forme de fierté, parce que le vieux a eu des gosses - il en a eu, à ce qu’il paraît - mais ils sont déjà eux-mêmes des vieux. ils ont aussi des bambins à élever et pas l’temps pour le vioc qui râle et chie sur le gouvernement un peu détraqué.
tu lui trouves un truc, à ce vieux. tu ne sais pas son nom, c’est seulement le vieux. tu ne l’appelles pas, si ce n’est « andré » lorsqu’il t’oublie dans son sillage le temps d’admirer le ciel dégagé de la lozère et de ses sapins étrangement installés. andré ce n'est pas son nom, pas tout à fait. c'est celui que tu lui as donné, en réponse à ses surnoms idiots.

- dépêche-toi, gamin ! je n’ai pas toute la vie devant moi !

si seulement il savait, le pépé. lui et ses jambes vives qui gravissent les monts escarpés à la manière d’un jeunot pété de tunes et d’énergie, s’il savait. et, chaque fois, tu lâches un rire immensément doux. c’est un peu un papa et un papy. un papa et un papy qui tape la conversation avec les astres, sous prétexte que cela les invite à esquisser quelques phénomènes expliqués par la science. à l’époque, à cinq ans, le tour de magie te fascine. lui, physicien de renommée, est conscient de son mensonge. il sait avec exactitude à quel moment la pluie d’étoiles va débuter ; mais il ment. il raconte des bobards au gosse et prétend commander aux belles lueurs de se sacrifier pour que le p’tit aimé puisse les admirer dans leur dernier habit de clarté.
et ça lui plaît, au p’tit aimé.
au point qu’il radote à qui veut l’entendre qu’il sera comme le vieux, qu’il chantera une berceuse à andromède et qu'elle créera une autre constellation.
et ça lui plaît, au p’tit aimé.

vingt-deux ans

et c’est le drame, aimé.
comme un idéal qui s’achève, un rêve dérobé aux mains d’un gosse. voilà longtemps que le vieux et ses mensonges ont été démasqués, mais c’est différent. le vieux et ses mensonges, tu les aimais. à tel point qu’il était ton plus grand courage. qu’il était ta voie et ta route. il a taillé le chemin, le vieux. et tout s’est arrêté.
tout s’est arrêté.
tu regardes en arrière, aimé. tu le remarques avec son sourire et sa gueule lacérée par le vent et ses voyages incessants. il avait tout fait, le vieux. tout vu, tout orchestré. la laponie, le scandinavie ; visitées, tout comme les lapones et les scandinaves. il parlait tellement de langues, le vieux. la russie, l’alaska : il s’y est promené comme on se balade à paris pour faire du shopping. à ceci près que lui, le chasseur d’aurores et d’images, dévalisaient les magasins spécialisés en clichés exceptionnels plutôt que les boutiques de fringues démodées.
c’était le vieux.
diplômé du bac, il te poussait à chercher mieux. à chercher plus. classe préparatoire, et finalement une grande école pour poursuivre un songe qu’il a façonné de toute pièce. andromède, andromède. les constellations, les nébuleuses. il a créé un truc bizarre dans ta tête - un nid à satellites et poussière de fée. à tel point que tu en sembles, aujourd’hui encore, transpercé par la même vivacité que lui-même à l’époque où tu le dévisageais comme s’il était fou de psalmodier.
transformé. transcendé.
malléable, gamin. alors tu t’es tiré. avec l’espoir des mômes, t’y es allé. pas en suède, non. pas en russie. juste en scandinavie, parce qu’il en parlait comme le plus beau pays du monde. alors tu as écouté. tu écoutes toujours. vingt piges et balancé dans un univers où les élèves te calculent à peine, trop concentrés.
parce qu’il faut être génie pour posséder sa chance. es-tu un génie, aimé ? peut-être. peut-être pas. jusqu’au bout, tu y as cru à ta bonne étoile. tout du moins, jusqu’au coup de fil. jusqu’à la haine et jusqu’aux larmes. celui de maman qui t’avoue que le vieux a clamsé dans la nuit. la vieillesse, à ce qu’il paraît.
et, à peine retourné au pays, tu rencontres ses précieux gosses qui veulent seulement vendre ses merveilleux travaux. et tu pleures, aimé. tu désires les garder ; seule trace immuable - ou presque - de ton mentor désormais décédé. tu les arraches de leurs mains avides et hurles qu’ils sont tes trésors, ces vulgaires papiers. et tu repars, parce qu’ils ont cédé.
déchiré. à la dérive.
l’arrivée te rappelle ce qu’il disait, le vieux. l’plus beau pays du monde. il te semble étrangement fade, l’voyage. et tu pleures à nouveau, troublant les passants et les demoiselles qui te prennent pour le prince charmant. dévasté, tu échoues, aimé.
à tous les examens, incapable d’aligner deux mots sur les astres et leurs propriétés sans penser à cet homme qui t’a forgé. et tu chiales encore.

mais tu recommences, encore et encore. pour lui, pour qu’une once de fierté s’insinue dans son cœur dévoré par les insectes. un an. deux ans. trois ans. à vingt-six, tu es las de perdre du temps. à vingt-six, tu songes à l’autre monde ; celui des fabuleuses lumières qui t’ont bercé. et, sans un mot, tu te retrouves à désirer l’oubli.
à envier les morts.
et l’acte arrive.
les sanglots aussi.
une aurore boréale dehors, tu reluques ses dernières paroles couchées à l’encre sur du papier un peu jaunâtre et t’armes du couteau. t’as bouffé des trucs, aimé. des médocs, des conneries. rien de méchant, au fond. juste de quoi faire taire la voix lancinante qui t’appelle de l’autre côté - celle qui ressemble au rire du vieux finalement devenu squelette. la lame à la paluche, tu tranches et coupes encore. jusqu’à ce que les forces t’abandonnent. jusqu’à ce qu’elles te quittent et s’étiolent en un nuage de fumée pâle.
et c’est la fin, aimé.
comme un con, suicidé.
comme un lâche qui a encore échoué.
walà. j'ai craqué. avant l'heure, qui plus est. vous. êtes. le. mal ! mais j'vous aime   cookies et pépites de noix sur vous ; et je chercherai le code plus tard, lel.  
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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Sam 26 Nov - 5:15

du coup
quand même
comme je suis une bonne admin
je te souhaites la bienvenue ♥️

je m'occuperais de ta fiche et de ta validation !
prépares-toi à l'avalanche de lien qui va arriver-

amuses-toi bien
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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Sam 26 Nov - 5:17

merci p'tit chou à la crème. ♥︎
des liens ? où ça ? *q* viendez, gens !
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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Sam 26 Nov - 13:34

omg ce perso (et cet avatar, c'est mon enfance ;w;)


bienvenue

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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Sam 26 Nov - 14:14

ohlala cet avatar tellement perf ♥️
j'aime ton perso, il a un quelque chose d'attachant

bienvenue
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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Sam 26 Nov - 15:04

iiiiiih, ooooh, aaaah !
alors ton nom (non parce que shun d'andromède + l'astronomie je, je) + ton vava + ta plume !
je suis amoureuse, et je viendrai effectivement réclamer un p'tit lien yo !

B I E N V E N U E !!!!! ! !!! !! !
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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Sam 26 Nov - 19:37

Cet avatar ** (ouai comme disent les autres...MAIS VOILA QUOI J'ETAIS TELLEMENT AMOUREUSE DE LUI DANS MON ENFANCE )

Bref, bienvenue ♥️

Et ta fiche déchire




Don’t resist me anymore now, come, just leave all your life in my hands

Let me take a knife and tear your wings into shreds so that you can’t escape

I won’t let you fly away from me, leaving me again




Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Sam 26 Nov - 22:02

HOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOWL MY GAD L'AMOUR DE MA VIE


T'étonne pas si je te réserve des choses que la loi ne mentionne pas


BIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUE
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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Sam 26 Nov - 22:43

OH. OH. CETTE AVALANCHE QUE J'AVAIS PAS VU.
mon dieu. mondiiiieu. j'vous aime. mais tellement, vous avez pas idée.

hestia ⇢ tu peux parler, bichette. san + hestia, ça me déchire les ovaires. uaiuai.

adélaïd ⇢ eeeeeh, mmmmh, ffffffh. quand tu veux pour le lien. j'aime les liens. et encore plus les nommes dotés d'un pseudal ET tout à fait efféminé et adorableuh.

lou ⇢ huehue, howl est beau hein ? je l'aime aussi à l'infini et au-delà. il a la classe et il vole avec une môdame dans ses bras. c'est seksy. et sa bouille se prêtait tellement au personnage même si j'ai l'impression que son créateur - s'il passe par là - me détestera pour le navet tout moisi que j'assimile à son personnage de toute bôté.

matt ⇢ toi. TOI. ♥️︎ mewi, howl. il est vraiment aimé dans l'coin, ça me rend happy. heureusement que je l'ai chopé avant que quelqu'un d'autre ne me le pique ! ;w;
pis. pis. je suis tout à fait pour ; ce que tu veux, quand tu veux. 8D

des bisous sur vos pifs, vous êtes top !
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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Dim 27 Nov - 16:25

...
Aimé. ;w;
Il est tellement, tellement ... idsbhfbvqehbvqehkbev
egnlkergen
ek,nêne
Bienvenue. ♥️
Je suis content de savoir que t'es venue un peu plus tôt !
( mais Alastair a dû avoir une crise cardiaque en sachant que t'étais là. )

ET TA FICHE. ♥️
J'aime tellement comment tu écris, c'est ... Tout doux ? Et en même temps ça a l'air torturé.

Bref, encore bienvenue. ♥️
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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Dim 27 Nov - 17:17

j'vous soupçonne de m'avoir réservé le meilleur accueil de toute ma vie. genre, c'était jamais autant d'amour avant. ça me tue, si vous saviez.
alors j'essaie de finir bientôt.
aussi vite que possible.
pis elend, t'es un amour. t'as décrit en deux adjectifs qui est andromède : doux et torturé. c'est tellement ça. j'suis contente qu'on le sente à travers ma plume paske j'avais tellement peur de pas y arriver et de tomber dans le cliché, tout ça. mais. mais. luv sur toi.
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Pouvoir : Stressé, tu te transformes en un joli lapin tout noir aux oreilles qui tombent et à la truffe qui remue.
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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Dim 27 Nov - 19:54

BIENVENUE. MOI AUSSI JE SUIS AMOUREUSE. ♥


I SPOKE THE LANGUAGE OF THE STARS
Mon pauvre coeur, je te le donne pour un regard de tes beaux yeux. Apollinaire
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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Dim 27 Nov - 21:59

Salut poupée

ENCORE NYCHT. LONGUE VIE A MOI. LONGUE VIE AU PAYS DE LA NUIT. LE PAYS LE PLUS FAIT A L'ARRACHE DU MONDE.

Bienvenue



Me & Me
J’aurais dû la juger sur les actes et non sur les mots. Elle m’embaumait et m’éclairait et pourtant je l'ai laissé partir comme on laisse s'envoler la nuit derrière une simple étoile.

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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Dim 27 Nov - 22:33

BIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUE !!!
T'es beauty tout plein.
et je crois que l'on se connaît aussi... mais c'est peut-être full chiasse de ma part /PAN
En tout cas, amuse-toi bien par ici !




Hoist The Colours
The king and his men Stole the queen from her bed And bound her in her Bones. The seas be ours. And by the powers Where we will, we'll roam. Yo, ho, haul together, Hoist the Colors high... Heave ho, thieves and beggars, Never shall we die.
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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Lun 28 Nov - 1:29

eos ⇢ jtm aussi. la transformation en lapin + ton vava + ton nom. jtm.
alysse ⇢ b'jour à toi, jolie blonde. j'aime beaucoup ta tignasse digne de celle d'aphrodite. tu me la prêterais pas, dis ? j'pense que ça serait ravissant sur aimé. <<: mewi nycht vu l'âme de mon zozo c'était sûr paske les étoiles tout ça
siska ⇢ c'est tutàfait possible. j'ai fait un certain nombre de forums... à toi de me dire si tu as un vague souvenir. j'irai lire ta fifiche, peut-être que ça me donnera une piste.
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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Mar 29 Nov - 15:07

voilà euh. j'ai terminé. je crois. j'espère que ça va passer. ;w;
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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Mar 29 Nov - 15:08

Je lis ça une fois que j'ai fini mes cours, promis *^* ♥
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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   Jeu 1 Déc - 19:35


Tu es validé/e ! A présent tu peux aller :
recenser ton avatar
poster ton journal de bord
demander des partenaires
construire ta maison

j'ai adoré lire ta fiche, si douce avec un personnage si attachant, c'était dur de trouver un pouvoir sans briser le charme d'Aimé, alors j'espère que celui que je t'ai donné te plaira, je suis sûre que tu pourras en faire quelque chose de bien.

je te souhaites un bon courage pour construire tous les liens qu'on t'a demandé sur ta fiche et te souhaites beaucoup de plaisir sur le forum en sachant que si tu as une question, il ne faut pas hésiter à la poser que ce soit à moi ou au reste du staff !
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MessageSujet: Re: andromède — « dis-moi la mort »   

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andromède — « dis-moi la mort »
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